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Marais poitevin : la Coopérative carbone s’implique dans la plantation d’arbres

Depuis le début de l’année, la coopérative carbone a lancé une campagne de financement participatif pour aider le parc naturel régional du marais poitevin à replanter des milliers d’arbres, les frênes têtards étant atteints par une maladie, la chalarose, qui risque de les décimer progressivement.

L’objectif est de collecter 121 500 euros pour contribuer à la plantation de 18.000 arbres sur cinq ans, ce qui représente la captation de 4 050 tonnes équivalent CO2. « Les contributions peuvent se faire sur le site internet de la coopérative ou en nous contactant directement », explique Anne ROSTAING, directrice générale de la coopérative. A la suite d’un voyage en avion par exemple, une personne peut décider de faire une donation pour compenser les gaz à effet de serre émis lors de ce déplacement. Ainsi, avec un don de 30 euros par exemple, il est possible de séquestrer une tonne de gaz à effet de serre.

« Le parc est devenu sociétaire de la coopérative carbone », se réjouit Anne Rostaing, en précisant que le projet de plantations, accompagné par la coopérative, n’a pas de limite dans le temps.

A terme, ce sont des centaines de milliers d’arbres qu’il faudra replanter, a précisé lors du lancement officiel de la coopérative carbone, mardi 4 mai, Pascal DUFORESTEL, vice-président Transition énergétique et climat du syndicat mixte du parc naturel régional du marais poitevin.  « C’est un travail long et minutieux », a-t-il souligné, en ajoutant qu’il fallait « replanter massivement ».

« Il faut tenter de maintenir ce que François Mitterrand appelait une cathédrale de verdure » pour « parler de la partie Venise verte de ce territoire », a poursuivi Pascal DUFORESTEL, en expliquant que le parc naturel régional du Marais poitevin était « un vaste territoire de 200.000 hectares à nos portes, à cheval sur deux régions, trois départements, 89 communes ».

L’objectif est aussi de replanter six nouvelles espèces d’arbres adaptés aux caractéristiques du marais, pour accroître le niveau de protection en cas de nouvelles menaces.

Par ailleurs, un travail a été engagé avec l’université de La Rochelle, notamment pour mieux percevoir les capacités de captation du CO2 par les frênes, les tourbières et les peupliers qu’on trouve dans le Marais poitevin. Si la forêt amazonienne est parfois qualifiée de « poumon vert » de la planète, le littoral et les marais sont en effet considérés comme des « poumons bleus » participant à l’absorption du CO2. Ils peuvent ainsi capturer et séquestrer le carbone issu de l’air, appelé « carbone bleu ».

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