Jérémie

Jérémie

Jérémie

Infirmier

  • 22 ans
  • Habite à Clavette dans un studio indépendant chez ses parents
  • Célibataire, sans enfant
  • Fait partie de la génération née dans la montée des préoccupations écologiques
  • Convaincu, enthousiaste, déterminé, super actif
Portrait grande taille de Jérémie
Né en 2018

Elève infirmier dans sa dernière année d’étude, il est aussi conseiller municipal à Clavette où sa famille s’est installée quand il était petit. Impatient, il aime voir l’effet de son travail, il a choisi de s’investir à la mairie pour cela.

Numérique responsable :

Mob’in, le réseau musical vertueux qui s’appuie sur des algorithmes et des lignes de codes écrits pour être le moins consommateur d’énergie. On a besoin de connexions, dans mon boulot, au quotidien. Et dans la vie courante, je n’en parle pas. Mais on ne peut pas faire n’importe quoi. Ça n’a l’air de rien : être sur internet. Mais cela a un coût énergétique énorme. A Clavette, comme dans toute l’agglo, on bénéficie de la coopérative carbone. Ça oblige à réfléchir à ce que l’on fait. Donc je ne suis pas austère, mais à part pour la musique je ne suis pas un gros client

Conso responsable :

recyclerie un moulin à café. Je carbure à ça, toute la journée, le café.

La laine de mon pull. Je ne vais pas vous faire toucher mais c’est d’enfer. Et la couleur, vous voyez ce beige lumineux. C’est la couleur de la laine. Aucune teinture. Et la laine est celle d’Aytré. Vous savez, les moutons autour des marais de Tasdon, là-bas. Les moutons sont tondus au début de l’été. La laine est transformée dans les ateliers sur place et les pulls sont fabriqués à côté. La transformation est faite selon un système tout à fait innovant qui fait que la laine ne gratte pas. J’ai pas tout compris quand j’ai visité l’installation mais je promets que le résultat est là : ça ne gratte pas. Ce n’est pas une grosse production mais c’est une jolie idée : le fait d’attendre la bonne saison, de voir la tonte.

Mobilité :

Le vélo. Avec la marche à pied, c’est ce qu’il y a de mieux pour la santé. Et la qualité de l’air est telle, pourquoi se priver ? Vous savez que ça fait presque 100 ans que le vélo est le roi à La Rochelle, ce n’est pas près de s’arrêter. Alors, je ne viens pas de Clavette en vélo quand je viens en cours. Je ne suis pas un super héros non plus. Mais au moins pour les courses et les déplacements à Clavette, je prends mon vélo. Et un soir par semaine, j’en fais avec des copains. On s’entraîne pour les vacances. Et, comme élu, je ne veux pas dire que je montre l’exemple mais j’essaie de montrer que, moi aussi, ben je fais comme tout le monde. L’avantage du vélo c’est que je rencontre facilement les électeurs. Ça rapproche.

Relations intergénérationnelles

stage dans une structure mixte, géronto et crèche. Je n’avais pas franchement envie d’aller en gérontologie, vous savez les p’tits vieux c’est pas facile. A l’hôpital, c’est un service vers lequel je n’irai jamais. Eh bien, là, c’était extra. Je n’y croyais pas trop. Mais ça marche : les aînés sont attirés par la présence des petits, ils sont plus actifs. Et les petits adorent apprendre et faire des choses avec les plus âgés qui sont très patients avec eux.

Bâtiment :

Et puis, les bâtiments sont tout neufs, bien pensés, respectueux de l’environnement.

Paysage / biodiversité :

L’Aunis. C’est un paysage subtil, pas beaucoup de reliefs. Rien de tape à l’œil. Il faut apprendre à l’apprécier. C’est un mélange de terre et d’eau. C’est un paysage vivant aussi, pas une carte postale. La manière dont les marais ont été préservés, et même développés, ça a permis de protéger une biodiversité précieuse et rare.

Participation citoyenne :

C’est nouveau pour moi cette expérience. J’ai été entraîné par une équipe de gens très engagés mais ouverts. Pas des militants qui font la leçon aux autres. Je me glisse dans leurs pas pour l’instant. J’écoute, je regarde. Je suis davantage actif sur la participation citoyenne, d’où mon intérêt pour les tiers-lieux, les ressourceries qui s’appuient sur une dynamique collective. Ça ne s’arrête pas là bien sûr, la participation citoyenne. Pour moi, c’est proposer des temps et des lieux de rencontre autour de projet précis et amener chacun à exprimer un avis, des attentes, des envies, et ensuite examiner collectivement ce qui est possible, raisonnable de faire, en actant qu’il y aura des frustrations. Un élu local, ce n’est pas le père Noël. Je trouve que mon rôle c’est d’entendre tout le monde mais c'est surtout de faire que les uns et les autres s’écoutent, entendent les critiques, les contraintes des uns et des autres et finissent par partager la même compréhension du problème, quel qu’il soit. Je suis tout jeune, c’est peut-être pour ça que je vois la vie locale de cette façon : mon idéal serait que le collectif arrive à la solution qui satisfasse le plus grand nombre. Si certains veulent peindre un mur en rose et que les autres le veulent en bleu, il ne s’agit pas de mélanger les couleurs mais de comprendre pourquoi chacun veut cette couleur-là. Quand on a compris l’ensemble des motivations et, ça prend du temps, et des réunions, et des rencontres, alors là on arrive à la couleur qui satisfait tout le monde. Moi, je vois mon rôle de conseiller local comme un animateur.

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