Jean-Baptiste

Jean-Baptiste

Jean-Baptiste

Hébergeur zéro carbone

  • 59 ans
  • Habite à Saint-Christophe dans un ancien quéreux
  • Vis en couple, a 1 enfant adulte
  • Impliqué
  • Met en œuvre, fait de la pédagogie
  • Militant jusqu'au-boutiste
Portrait grande taille de Jean-Baptiste
Né en 1981.

Ancien réalisateur de publicités, originaire d’Angoulins. A 40 ans, il a quitté sa vie parisienne pour revenir s’installer autour de La Rochelle avec le besoin de faire quelque chose de plus simple, au contact de la nature et ancré dans les relations avec les autres. Sa première idée : construire un lodge de tourisme dans des cabanes de pêcheurs mais avec la montée des eaux annoncée, ça aurait périclité. Finalement, avec sa compagne, ils ont acheté un terrain du côté de Saint-Christophe.

Ils ont commencé par planter des arbres et construit cinq cabanes en bois (capacité d’accueil de quatre personnes par cabane). Chaque cabane est isolée des autres. Cette faible capacité d’accueil est un choix : ça permet la distanciation sociale en cas de problème sanitaire, besoin de rassurer les clients : toute la génération qui a connu les années COVID est marquée par la cocophobie (peur des virus respiratoires). Ça permet aussi de limiter le risque en termes financiers. Et puis ça permet de rencontrer les visiteurs.

Depuis 3 ans, ils hébergent un réfugier climatique : Jude-Thierno, qui travaille avec eux.

Côté énergie, les toitures sont équipées de panneaux photovoltaïques. Les cabanes ne sont accessibles qu’à pied.

Il propose aux visiteurs et aux riverains, des paniers de fruits et de légumes de saison et en circuit de proximité (tout est produit dans un rayon de 50 km). Des produits de qualité.

Les excursions conseillées, surtout par transports doux : la marche, le vélo, l’âne ou le cheval, la barque ou le kayak de mer pour explorer la lagune rochelaise et les Îles d’Yves et de Châtelaillon. Il envoie les touristes à Jeudi qui organise des safaris à marées. Même si le front de mer a radicalement changé de visage avec l’érosion, les côtes se sont réinventé un charme grâce à l’implication de l’ensemble des acteurs locaux.

Il participe à des rencontres dans des tiers-lieux (développés autour de 2022-2023).

Quand il a accepté l’idée que la côte allait perdre du terrain, que les plages de sable pouvaient disparaître, et que des villages entiers allaient subir la montée des eaux, Jean-Baptiste s’est engagé dans l’associatif. Avec des acteurs locaux ils ont organisé une grande opération de documentation : ils ont fait des images, des entretiens, ont mis en boîte des paroles, des visages, des paysages, ont fait des échantillons de multiples choses comme des végétaux, des minéraux et des souvenirs, ils ont récupéré des objets aussi. Avec le temps, son engagement a évolué. Il essaie de faire vivre cette mémoire en racontant les histoires que des gens du coin lui ont transmises. C’est plus que de montrer des images. C’est répéter ce qu’un autre a dit, et le dire à son tour, pour que quelqu’un d’autre le dise à son tour…

Revenir à la liste des récits

Participer à la mise en récit

Vous souhaitez participer à la mise en récit, en proposant des mises à jour des récits existant ou même vos propres récits ? Contactez-nous !

Nous contacter