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Entretien avec Mathilde ROUSSEL

Mathilde ROUSSEL est Conseillère municipale de la Ville de La Rochelle et Vice-Présidente de la Communauté d’Agglomération, en charge du Projet Alimentaire de Territoire, de l’agriculture urbaine et des circuits-courts alimentaires.

Un « Projet Alimentaire de Territoire », qu’est-ce que c’est ?

« On résume parfois la démarche d’un Projet Alimentaire de Territoire en disant que c’est ce qui se passe « de la fourche à la fourchette ». En développant cette idée, on peut définir un PAT comme un projet de territoire autour de trois axes forts : - garantir la santé des consommateurs par une alimentation locale et bio ; - assurer la santé des producteurs par une activité viable économiquement ; - agir sur la santé de notre territoire, en œuvrant pour la qualité des eaux, des sols, la neutralité carbone. »

Comment fonctionnerait un circuit alimentaire vertueux sur notre territoire et avec quels impacts ?

« Imaginons le scénario suivant : les collectivités partenaires du Projet Alimentaire de Territoire soumettent  auprès des producteurs locaux leurs besoins en terme de restauration collective, pour les écoles ou les EPHAD. On détermine ainsi la nature, le volume et le mode de production souhaité, tout en garantissant un prix raisonnable à l’agriculteur. L’impact environnemental des transports est évident, mais au-delà, ce soutien à l’agriculture locale agit aussi sur la moindre artificialisation des sols, la captation de carbone, la plantation de haies. Cette mise en cohérence réduit également le gaspillage alimentaire et contribue au recyclage des bio-déchets, qui peuvent réintégrer les filières de production. »

Pour l’heure, où en est-on ?

« Nous avons signé début juin une convention de partenariat entre la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de Nouvelle Aquitaine, la Communauté d’Agglomération de La Rochelle, les Communautés de Communes d’Aunis Atlantique et Aunis Sud et la Chambre d’Agriculture. C’est en effet à l’échelle d’un bassin nourricier qu’il nous faut agir, et nous prenons d’ailleurs en compte notre spécificité littorale, en intégrant prochainement dans le PAT l’Île de Ré et les filières conchylicoles. »

Quelles sont les prochaines étapes ?

« Nous travaillons à intégrer tous les acteurs du territoire, y compris les associations et citoyens, avec des actions autour des restaurants scolaires. Nous soutenons également la transition agro-écologique en aidant à l’installation de nouveaux agriculteurs bio. La maîtrise des terres par l’Agglomération via la SAFER est un levier d’action important. »

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